La station d'épuration
La station d'épuration du Plessis-Grammoire permet l'assainissement collectif des eaux usées des habitants de la commune, de manière naturelle par l'action des roseaux.
Elle peut être considérée comme une station écologique par excellence, car les techniques choisies sont originales et réduisent considérablement les nuisances olfactives, visuelles, sonores, souvent induites par les stations de traitement classiques.
Cet équipement situé à la sortie du Plessis-Grammoire par le CD 116, en direction de Saint Barthélémy, près du "JOC" s'intègre dans le paysage par son environnement arboré.
Les eaux usées sont traitées à différents niveaux, pour enlever un maximum d'impuretés, avant leur rejet dans le milieu naturel.
Sa capacité est de 1 700 éq.hab et un débit de 330m3/j.
La station utilise deux procédés, l'un pour le traitement des eaux "Les boues activivées", l'autre pour le traitement des boues résultantes du premier traitement , la phytofiltration ou rhizofiltration.
Le traitement des eaux usées par le procédé des "boues activées" :
Dans ce procédé, les bactéries se développent dans des bassins alimentés d'une part en eaux usées à traiter et d'autre part en oxygène par des apports d'air. Les bactéries, en suspension dans l'eau des bassins, sont donc en contact permanent avec les matières polluantes dont elles se nourrissent et avec l'oxygène nécessaire à leur assimilation.
Les principes de fonctionnement diffèrent suivant que l'objectif est de traiter le carbone ou le carbone et l'azote et/ou le phosphore : en pratique, il s'agit de permettre la sélection des espèces de bactéries capables soit de transformer le carbone en CO2, soit de transformer l'azote en nitrates puis les nitrates en azote gaz (N2), soit de stocker le phosphore.
Dans tous les cas, la séparation de l'eau traitée et de la masse des bactéries (que l'on appelle "boues") se fait dans un ouvrage spécifique appelé "clarificateur".
Pour conserver un stock constant et suffisant de bactéries dans le bassin de boues activées, une grande partie des boues extraites du clarificateur est renvoyée dans le bassin.
Une petite partie de ces boues, correspondant à l'augmentation du stock pendant une période donnée, est évacuée du circuit des bassins d'aération et dirigée vers les unités de traitement des boues : cette fraction des boues constitue les "boues en excès". La plupart des stations d'épuration municipales françaises fonctionnent selon ce principe.
Les éléments qui suivent sont extraits pour partie d'une documentation de la S.A.U.R.
Le traitement des boues par le procédé Rhizophyte® :
Le Rhizophyte est un procédé de traitement des boues issues des stations d'épuration à boues activées. Il a été élaboré et éprouvé par le C.E.M.A.G.R.E.F. et la S.A.U.R.
Il est basé sur le principe d'une déshydratation des boues sur lits de séchages plantés de roseaux.
L'alimentation des lits en boues fraîches se fait par pompage direct dans le bassin d'aération de la station d'épuration suivant descycles d'alimentation et de repos pour le bon fonctionnement des lits. Ces lits reposent sur un plancher aéré ce qui permet l'évacuation de l'eau et facilite l'épaississement des boues. Les rhizomes progressent dans la boue au fur et à mesure que son niveau s'élève.
Les roseaux, grâce au réseau dense de leurs racines, permettent une pénétration d'oxygène au coeur des boues, ce qui favorise l'activité bactérienne et donc une minéralisation importante.
Le principalavantage, estla faible emprise au sol par rapport à d'autres procédés (lagunage, saulaie, jardins filtrants).
RUSTICITE
L'image de gauche est la vue en coupe d'un lit planté de roseaux.
Les lits plantés de roseaux sont des ouvrages étanches avec à leur base un massif drainant reposant sur un plancher aéré. Le massif permet l'épaississement des boues tout en facilitant l'évacuation de l'eau interstitielle. Il est en outre naturellement ventilé. Sa bonne aération permet l'obtention de percolats aérobies, lesquels sont recyclés en tête de station d'épuration sans nuire à son fonctionnement.
FIABILITE
Pour le bon fonctionnement des lits, des cycles alternant des périodes d'alimentation et de repos sont pratiqués. Le dimensionnement des ouvrages est calculé sur la charge limitante hivernale.
Les roseaux dont la partie aérienne se développe du printemps à l'automne restent en place l'hiver pendant lequel les racines conservent une activité suffisante. Le procédé a été éprouvé sur plusieurs années sur différents sites.
EFFICACITE
Le roseau développe un réseau très dense de racines appelé rhizosphère.
Celle-ci améliore la drainance des boues par circulation d'eau le long des tiges et des rhizomes.
Elle permet une pénétration d'oxygène au coeur des boues en favorisant la ventilation naturelle du massif filtrant.
Enfin, l'activité bactérienne intense le long des racines aboutit à une minéralisation importante des boues.
Il en résulte l'absence d'odeur et une capacité accrue de stockage des boues.
ECONOMIQUE
Conçu pour stocker les boues d'une station d'épuration sur plusieurs années (5 à 10 ans selon les conditions climatiques), l'évacuation des boues pour épandage agricole devient peu fréquente.Après vidange d'un lit, la reprise des pousses de roseaux s'opère naturellement à partir des rhizomes résiduels qui demeurent sur le massif filtrant.
En outre, l'épandage sur des terres agricoles, en fin de période estivale de préférence, ne pose aucun problème particulier.